Couverture universelle du diabète, vulnérabilité financière et assurance vie au Canada en 2025

 Couverture universelle du diabète, vulnérabilité financière et assurance vie au Canada en 2025


Par William Galipeau-Gagnon, C.S.F — Courtier indépendant en assurance de personnes

Introduction : un virage historique, mais incomplet

Le gouvernement du Canada discute actuellement d’un projet majeur visant à instaurer une couverture universelle pour les médicaments liés au diabète, incluant l’accès facilité aux dispositifs médicaux comme les glucomètres, capteurs et pompes.
Cette avancée est positive, ce qui réduit potentiellement les coûts médicaux récurrents pour des millions de personnes.

Cependant, un enjeu beaucoup plus large demeure.
Selon une analyse nationale récente, environ 91 % des Canadiens seraient en grande difficulté financière si une maladie grave, un diagnostic complexe ou un arrêt de travail prolongé survenait.
Autrement dit, la couverture des médicaments ne résout pas la vulnérabilité financière qui accompagne les troubles de santé chroniques.

C’est ici que l’assurance vie, l’assurance invalidité et l’assurance maladies graves jouent un rôle critique, particulièrement pour les personnes vivant avec un diabète ou présentant un dossier médical complexe.


1) Le projet fédéral : portée réelle et limites

L’objectif gouvernemental est clair ; réduire les coûts des médicaments, faciliter l’accès aux dispositifs médicaux essentiels et diminuer les inégalités de traitement.
En pratique, cela signifie une meilleure accessibilité pour les patients, une diminution de certaines dépenses directes et un meilleur filet médical.

Toutefois, cette mesure ne couvre ni les revenus perdus, ni les dépenses indirectes, ni les obligations financières.
Le diabète demeure un facteur de risque évalué par tous les assureurs et n’améliore pas automatiquement l’assurabilité des individus.
Le projet fédéral corrige une partie du problème médical, mais aucunement le risque financier global.


2) 91 % des Canadiens seraient en difficulté en cas de maladie grave

Les études récentes démontrent une vulnérabilité généralisée.
Sans protection financière adéquate, un arrêt de travail de quelques semaines ou un diagnostic sérieux crée un stress financier immédiat.

Les dépenses non couvertes incluent ; pauses de travail non rémunérées, pertes de revenus, frais médicaux indirects, soins complémentaires, déplacements, soutien psychologique, ajustements du mode de vie, garde d’enfants, dettes accumulées durant l’arrêt.
Pour les personnes vivant avec un diabète, ce risque est amplifié.
Un dossier médical plus fragile entraîne souvent davantage de complications potentielles et plus d’incertitude financière.


3) Diabète et assurance : un marché qui évolue rapidement

Depuis 2023 et 2024, plusieurs assureurs ont mis en place des produits mieux adaptés pour les personnes diabétiques, incluant des options plus flexibles pour les diabètes de type 1, type 2 et les situations pré-diabétiques.

On observe ; primes plus accessibles lorsque la condition est bien contrôlée, assouplissement de certaines lignes directrices, meilleure prise en compte du suivi médical.
En résumé, oui, il est plus facile aujourd’hui qu’il y a cinq ans pour un client diabétique d’obtenir une protection complète.

Mais cela reste conditionnel à un dossier médical cohérent ; A1C raisonnable, absence de dommages d’organes, suivi régulier.


4) Le faux sentiment de sécurité : médicaments couverts ne signifie pas protection financière

L’un des pièges fréquents apparaît lorsque les patients croient que, parce que leurs médicaments sont couverts, leur situation globale est sécurisée.
C’est faux.
La couverture ne protège pas contre ; la perte de revenu, les arrêts de travail, les hospitalisations prolongées, les complications sévères, les interventions cardiaques, les maladies graves indépendantes du diabète.

Le diabète augmente plusieurs risques importants ; maladies cardiaques, problèmes rénaux, neuropathies, troubles de vision.
Ce sont précisément les événements les plus coûteux financièrement.


5) L’impact du diabète sur l’assurance vie, l’invalidité et les maladies graves

Assurance vie

Une gestion optimale du diabète améliore les conditions d’admissibilité.
Plus l’A1C est stable, plus l’assurabilité est favorable et plus les primes peuvent être raisonnables.

Assurance invalidité

C’est souvent la protection la plus importante, celle qui protège votre revenu.
Un diabète mal contrôlé ou instable augmente la probabilité d’arrêt de travail, ce qui rend cette protection essentielle.

Assurance maladies graves

Les statistiques démontrent que les maladies cardiaques et les complications associées au diabète figurent parmi les principales raisons de réclamations.
Une protection forfaitaire de 25 000 $, 50 000 $ ou 100 000 $ permet d’amortir l’impact financier d’un diagnostic majeur.


6) Pourquoi 2025 est une année stratégique pour les personnes diabétiques

Les assureurs modernisent leurs produits, le gouvernement restructure l’accès aux soins, et les taux de prime sont encore relativement stables.
Trois éléments rendent l’action immédiate pertinente ;
l’âge joue contre l’assurabilité, les complications potentiellement associées au diabète augmentent avec le temps, et les actuaires prévoient des ajustements tarifaires dans les prochaines années.

Attendre coûte toujours plus cher que d’agir maintenant.


7) Stratégie d’assurance recommandée pour les dossiers diabétiques

Voici la structure stratégique que j’applique comme spécialiste des dossiers de santé complexes.

1. Combinaison temporaire et permanente

La temporaire protège les besoins immédiats ; la permanente crée un actif, des valeurs de rachat et un héritage.

2. Inclure une portion maladies graves

Le diabète est directement lié à une augmentation du risque cardiaque ; les statistiques de réclamations le démontrent clairement.

3. Prioriser l’assurance invalidité

Votre revenu est la base de tout, c’est la protection pivot de toute stratégie financière.

4. Adapter la stratégie selon l’A1C

A1C inférieur à 7 % ; conditions favorables
A1C entre 7 et 8 % ; standard ou légère surprime
A1C supérieur à 8 % ; options spécialisées


Conclusion : la médecine avance, mais la préparation financière doit suivre

Le projet fédéral améliore l’accès aux médicaments ; il ne protège pas vos revenus, votre famille ou votre sécurité financière en cas d’événement grave.
Dans un contexte où la majorité des Canadiens ne disposent pas d’une protection robuste, la question n’est pas de savoir si c’est pertinent, mais combien il pourrait en coûter de ne pas être protégé.



Pour toute personne vivant avec un diabète, un pré-diabète ou un dossier médical complexe, une analyse personnalisée permet d’obtenir une stratégie cohérente et abordable.
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